Haiti, ou la fin du voyage.

En quelques instants, la désolation atteignit cette ile paradisiaque.

Les tremblements de la terre blessée brisa les rêves chimériques des potentats locaux, et le devenir de millions de simples gens, vaquant leur vie de délices, pour quelques uns, de désespoir pour d’autres.

Haiti ne sera jamais plus la même; Port au prince ne pourra jamais effacer les traces de ce cataclysmique tremblement de terre.

Les cris des blessés nous hantent, les morts nous narguent de leurs effets délétères, les gaz odorants de part la chaleur accrus nous montent à la tête, étouffent notre sensibilité, anéantit notre état parcellaire de vivants, de survivants.

Les cris des blessés, les images insoutenables des êtres brisés, la douleur, les lamentations et les pleurs ne cessent de nous être montrés et commentés, comme un nécessaire exhutoire à notre besoin de savoir, de comprendre, de voir et de toucher le malheurn le danger, la mort qui nous est si proche en définitive.

Nos pensées vont vers les morts, les blessés, les souffrants. Et nous ne pouvons qu’être désolés et amer devant ce gâchis d’une nation déjà pourtant si abimée par la pauvreté, la corruption, l’économie dévastée.

Les images sont intolérables; et déjà certains profitent de la misère de leurs compagnons pour piller et s’approprier les biens les plus élémentaires comme des matelas dans les habitations dévastées.

Ne restent plus que les pleurs à voir, les cris à entendre, et les messages de lamentations et de demande d’aide.

La solidarité mondiale s’est mise en place, sous l’égide de l’Amérique, des nations unies et de la France. Les appels aux dons, à l’aide humanitaire, aux besoins pressants et principaux, sur le court et le moyen terme sont entendus.

C’est magnifique et merveilleux. L’aide afflue grâce au pont aérien mis en place sur l’ile, aux bateaux affrétés voguant déjà vers l’ile, vers une population assoiffée et affamée.

L’Amérique en grand seigneur protecteur des pauvres et opprimés, par la voix des ses présidents anciens et actuels, envoie la toute puissance hégémonique de son armée pour gérer cette extraordinaire afflux de compétences en moyens humains et matériels.

Je ne peux m’empêcher de voir danser devant mes yeux la lente attente des tous ces hommes, ces femmes, ces enfants qui attendent désespérément de l’eau ou de la nourriture, quand ls plus forts vont à l’émeute pour quelques décilitres d’eau.

Je ne peux m’empêcher de culpabiliser quand je vois ces images, qui hantent mes cauchemars.

Nous continuons à vivre, quand nos frères humains souffrent, quand nous pouvons manger à notre faim, et continuer à nous divertir, et à rire.

Hommes et femmes de ce pays, qui souffraient tant, vous mritez notre respect, vous méritez notre aide, vous méritez de l’humanité.

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